La plupart des lettres de motivation se ressemblent : une introduction passe-partout, un rappel du parcours déjà présent dans le CV, puis une formule de politesse. Ce format n'est pas incorrect en soi, mais il n'apporte souvent rien de nouveau au recruteur, qui a déjà le CV sous les yeux.
Une lettre générique se reconnaît facilement : elle pourrait être envoyée telle quelle à une dizaine d'entreprises différentes sans que rien ne change vraiment, à part le nom du poste. Or, une lettre de motivation a justement pour rôle de faire le lien entre un profil précis et une offre précise, pas de répéter un CV sous une autre forme.
Le problème n'est pas l'usage de l'IA en lui-même, mais la façon dont elle est utilisée. Un texte généré à partir d'une simple consigne comme « écris-moi une lettre de motivation pour un poste de [intitulé] » produira presque toujours un contenu générique, faute d'informations réelles à exploiter.
Un recruteur qui lit plusieurs dizaines de candidatures repère très vite ce type de lettre. Elle ne lui apprend rien de nouveau sur le candidat, ne fait référence à aucun élément précis de l'offre et n'aide pas à comprendre pourquoi cette personne, plutôt qu'une autre, correspond au poste. Le temps passé à la rédiger n'apporte alors pas grand-chose à la candidature.